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SCOLOPENDRES

L’effet du réchauffement climatique sur la reproduction des scolopendres

Ouais je sais on dirait l’intitulé d’une dissert de SVT, mais c’est simplement le défi lancé par Lucas pour que j’écrive quelque chose. N’importe quoi mais quelque chose. Parce que ça fait des mois que j’ai rien sorti. Des semaines que j’incube un tas de pensées, que j’ai des émotions ras la glotte mais qu’il y a rien qui s’imprime sur le clavier. 

Alors pour les idiots qui comme moi se demandent discrètement, scolopendres, scolopendres… Vous cassez pas la binette j’ai déjà googlé, c’est le nom scientifique des milles pattes. C’est comme hôtesse de caisse pour caissière ou technicien de surface pour homme de ménage. Ça fait plus classe. 

Évidemment j’y connais strictement rien aux mille pattes, et je trouverais ça presque inquiétant si j’étais incollable sur les us et coutumes des scolopendres en milieu naturel… j’ai bien entendu pas une foutre idée si et comment le réchauffement climatique influence leur reproduction mais je serais pas surprise que quelqu’un quelque part soit en train d’étudier la question. 

Je sais donc pas ce qu’il en est de la libido du mille pattes mais je sais que comme tout être vivant qui joue son rôle dans le cycle naturel, il va payer cher notre recherche effrénée du bonheur à grand coup de consommation et de pollution.

Je sais qu’en ce moment le parisien sue un litre d’eau à chaque fois qu’il se plaint de la chaleur caniculaire. Je sais qu’en plein mois de février, les sudistes se baignent dans la mer et s’en réjouissent auprès du journaliste du JT de midi qui les interroge avec tant d’engagement. 

Je sais aussi que plus de 12 millions d’hectares ont été ravagés par les incendies en Australie, venant ajouter plus de 400 millions de tonnes de dioxyde de carbones rejetés dans l’atmosphère, décimant plus d‘un milliard d’animaux sauvages. Et cela uniquement pour l’Australie. Car on pourrait parler des feux en Amazonie, comme si la déforestation sans répit de sa forêt ne suffisait pas. 

On pourrait également évoquer la fonte des glaces que l’ont observe depuis plus de trois décennies et qui en plus de détruire l’habitat d’animaux et de populations, fait monter le niveau de la mer si bien que d’ici quelques années les inondations côtières occuperont les gros titres des informations. Mais c’est moins loin pour aller à la plage qu’il s’enthousiasmerait Roger dans le micro du 12/13. 

On pourrait s’interroger sur l’effet de ce réchauffement sur les populations des zones touchées par les tempêtes et les sécheresses, les réfugiés climatiques qu’on les appelle. Bien souvent ce seront ceux qui auront contribué le moins à l’autodestruction du monde qui paieront les premiers. 

Je parlerai pas de ce septième continent constitué de déchets plastiques qui flottent dans nos océans, océans en surpêche, je parlerai pas du braconnage d’animaux sauvages et de la surexploitation agricole et animale. Nan j’en parlerai pas parce que c’est hors sujet. En quoi la production de plastique à outrance, la surconsommation de produits issus de l’agriculture intensive qui transitent à travers le monde auraient un rôle dans la production de gaz à effet de serre? C’est pas parce que j’achète des tomates en hiver, et des fruits prédécoupés emballés dans du plastique que j‘emmerde la reproduction des scolopendres… si ? 

Les politiques et les boomers ont traité la question par une attitude de l‘après nous le déluge tout en continuant de faire des mini-eux et chantant la gloire d’un monde globalisé. Apogée ultime du déni et de l’autocentrisme. Aujourd’hui leurs enfants se demandent dans quel merdier ils ont atterri, on peine à penser. Le déluge est bien là mais les enfants de nos enfants, entre un filtre Snapchat et une vidéo TikTok, trouveront bien des solutions. 

D’ici là, je sais pas vous, mais je suis bien tentée d’aller mettre mon nez dans la terre. Me fourrer dans un potager et regarder la lente marche souterraine des mille pattes, qui inlassablement creusent leur galerie, font respirer le sol et participent à leur échelle, au cycle du monde. 

D’ici là, je tenterai de m’inspirer de ce macro-monde, et comme ces animaux décompositeurs, je m’acharnerai à transformer les détritus en terreau, à créer l’humus fumant d‘humilité et de simplicité, duquel pousseront des tiges pleines d’espoir.

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Un avis sur « SCOLOPENDRES »

  1. Lucas m’a parlé de toi et de ton blog. Surtout continue à l’alimenter, tes propos, ta manière de t’exprimer sont vraiment très intéressants. Sans aucun doute tu pourrais te lancer dans l’écriture d’un livre. Comme me l’a suggéré Lucas (je suis son papa), je serai ravi de te rencontrer quand tu rentreras dans le Nord

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